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HONORE DE BALZAC disait
d'elle :
" La Cravate est le Parfum du
Costume "
Dans les années 70 le
marché de cravate était un marché
secondaire à savoir que la cravate se portait
vraiment comme un accessoire et non comme une pièce
maîtresse de l'habillement masculin.
La cravate est tombée dans
l'anonymat et la banalité. Cela est dû à
l'apparition de la mode des chemises à larges rayures
d'où le manque d'originalité des "
Chemisiers habilleurs " où le mariage des rayures
avec des cravates fantaisies était
banni. C'est à cette époque que nous
apercevons la floraison de toutes les cravates unies et plus
spécialement en tricot de laine, avec des coloris
toujours très sobres (marine, noir, bordeaux et
marron) à l'inverse des costumes qui deviennent plus
élaborés : larges revers allant jusqu'à
la tête de manche, double et triple surpiqûres
sellier avec pour couronner le tout des chemises
bariolées avec des pointes de col d'une largeur
démesurée.
LE RENOUVEAU
Au milieu des années 80 ce fut
Pierre CARDIN qui révolutionna entre autres
les cravates avec beaucoup de Fantaisie en s'appuyant sur
des Peintres Contemporains comme VASARELIS. A cette
époque la largeur de la cravate était devenue
énorme, minimum 12cm.
Maintenant stabilisée à 9,5/10cm.
Depuis une dizaine d'année la
cravate est l'élément essentiel de
l'élégance masculine, la cravate est le plus
courant mais également le plus séduisant bijou
de l'Homme. Bien plus qu'un simple accessoire elle est aussi
un véritable Mode d'expression, une façon
d'affirmer la personnalité de celui qui la porte.
Dès lors objet de l'être et de
paraître, elle ne cesse de se transformer et de
s'embellir par ses motifs et ses matières ; se
conjuguant à l'infini pour nous embellir.
De nombreux stylistes et créateurs
s'en sont servis de support en reproduisant des oeuvres
d'art de grands peintres sur cette petite bande de soie
laissant libre cours à leur imagination tantôt
sage et des fois la plus folle ; qui devient elle aussi une
véritable oeuvre d'art.
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TENDANCES
Nous avons connu il y a quelques saisons
une exubérance dans le coloriage des cravates et des
thèmes ; larges fleurs aux couleurs vives et
éclatantes ; larges dessins placés sur des
thèmes ethniques. Maintenant la demande se fait plus
douce et plus raffinée, petits dessins aux couleurs
chatoyantes mais sans excès, thèmes discrets
et élégants mais sans tomber dans la tristesse
des années 50 à 70 des collections
Anglo-saxonnes.
La forte demande de soie tissée
dite
" Jacquard " avec qui la cravate à de la
" main " où le noeud est
généreux et élégant.
La matière se veut toujours plus "
noble ". Soies imprimées, Soies tissées
mains jacquard teints en fils, Grenadine, Reps, Satin
Duchesse... Les soies les plus belles sont celles qui
pèsent entre 25 et 30 Momis (unité de mesure
de la soie),celles qui n'ont pas reçu une charge trop
importante de plomb en remplacement de la sericine
(substance cireuse dans le cocon).
La fabrication se fait toujours
à la main de la coupe au montage avec à
l'intérieur deux sortes de toile de laine ou coton
recouvert par la soie avec le fils de passe piqué
d'une certaine façon qui donne souplesse à la
cravate et est terminé par la " boucle ". La coupe (3
plis ou 7 plis) est toujours dans un biais parfait pour
éviter qu'elle visse avec la forme demi-bouteille qui
permet d'exécuter un noeud des plus seyant avec la
petite touche de raffinement qui est la " goutte
".
L'élément essentiel
complémentaire à la cravate est la pochette et
les bretelles toujours réalisées dans la
même matière que la cravate mais dans un dessin
différent reprenant un ou plusieurs coloris de la
cravate.
La cravate " une oeuvre d'art "

suivez le guide...
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